Sortir de la dépendance à la technologie US / calling for an end to the dependence on US tech
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Veuillez étayer vos déclarations avec des sources (lien/URL): - La loi américaine (FISA) autorise le gouvernement américain à cibler des personnes en dehors des États-Unis, pour acquérir des informations avec l'aide des fournisseurs de services électroniques. - Les outils numériques d'origine américaine disposent d'un taux de pénétration considérable en Europe, soit 80% des produits, services, de l'infrastructure et de la propriété intellectuelle, dans le monde professionnel comme sur nos smartphones. - Rappelons également les sanctions numériques prises par le gouvernement américain contre un juge de la Cour pénale internationale dont les décisions déplaisent.
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text of the petition
Les fonctionnaires européens demandent de sortir de la dépendance consentie à la technologie états-unienne dans les institutions européennes
La loi américaine (FISA) autorise le gouvernement américain à cibler des personnes en dehors des États-Unis, pour acquérir des informations avec l'aide des fournisseurs de services électroniques. A cet égard, les institutions nationales et européennes ont une responsabilité et des moyens d'agir, comme par exemple obliger les services en ligne européens à proposer aux consommateurs des alternatives européennes existantes, réorienter leurs marchés publics vers des solutions souveraines, en source ouverte et conformes au RGPD. Surtout, les institutions européennes doivent elles-mêmes montrer l'exemple et garantir la sécurité et l'indépendance de leur administration.
Nous fonctionnaires et agents européens demandons aux institutions européennes de renoncer à la dépendance de nos systèmes informatiques, de nos sites web et de nos réseaux sociaux à la Big Tech non européenne. Nous demandons un environnement de travail numérique protecteur, générateur de confiance, de continuité et de fiabilité. Nous demandons par conséquent que nos outils numériques internes migrent rapidement vers des solutions européennes.
Les outils numériques d'origine américaine disposent d'un taux de pénétration considérable en Europe, soit 80% des produits, services, de l'infrastructure et de la propriété intellectuelle, dans le monde professionnel comme sur nos smartphones. La tentation est grande pour les Européens de fermer les yeux sur ce monopole, très couteux au demeurant (licences). C'est oublier que le contexte géopolitique menaçant pour l'Europe change totalement la donne et que l'intérêt du consommateur ne peut être la finalité exclusive de notre dépendance consentie. Et ce, alors qu'existent des solutions de substitution basées en Europe, que ce soit pour la messagerie, le cloud, la navigation, les moteurs de recherche, la bureautique ou le VPN, et même en matière de réseaux sociaux (voir en ligne par exemple sur www.european-alternatives.eu).
Les citoyens européens n'ont pas nécessairement conscience des usages douteux voire dangereux qui peuvent être faits de leurs données personnelles, malgré une législation européenne très protectrice. Ils ne connaissent pas assez non plus les alternatives disponibles dans l'Union et qui peinent donc à atteindre la masse critique. Mais ils sont inquiets. Il est urgent d'agir pour sortir de ce piège numérique périlleux pour leur sécurité et la nôtre, pour la protection de leurs données et pour notre souveraineté. Des initiatives remarquables existent dans l'Union avec des outils développés par des entreprises européennes, certaines par ailleurs soutenues historiquement par la Commission, ou par des administrations comme en France ou au Danemark qui s'émancipe maintenant de Microsoft en matière de bureautique.
La loi américaine (FISA) autorise le gouvernement américain à cibler des personnes en dehors des États-Unis, pour acquérir des informations avec l'aide des fournisseurs de services électroniques. Chaque élu ou fonctionnaire européen peut demain faire l'objet de ce ciblage et d'une extraction de données sensibles, via les outils que nous utilisons tous les jours, si le gouvernement américain considère que notre travail est contraire aux intérêts de Washington. Rappelons également les sanctions numériques prises par le gouvernement américain contre un juge de la Cour pénale internationale dont les décisions déplaisent.